Le faîtage, la ligne haute du toit
Le faîtage est la ligne la plus haute d’un toit à deux pentes, là où les versants se rejoignent. On le couvre de tuiles faîtières, des pièces en arc ou en angle posées à cheval sur les deux pentes, qui se recouvrent l’une l’autre. L’arêtier suit la même logique sur la ligne inclinée qui sépare deux versants d’un toit à quatre pans.
Ce sommet reçoit la pluie des deux côtés. C’est aussi par le haut que ressort l’air qui circule sous les tuiles. Mortier ou pose à sec : les deux méthodes ne règlent pas ces deux rôles de la même façon.
Mortier ou à sec, côte à côte
| Au mortier | À sec | |
|---|---|---|
| Ce qui tient les faîtières | Un lit de mortier entre les faîtières et les tuiles | Des fixations mécaniques sur une lisse en bois |
| La sortie d’air en haut | Le mortier ferme le faîte : l’air doit sortir ailleurs | Par le closoir ventilé, sous les faîtières |
| Avec les années | Le mortier peut se fendre, se décoller et tomber par morceaux | Le closoir se contrôle ; une faîtière se démonte sans rien casser |
| Pour réparer | Reprise des joints abîmés, ou dépose complète | Remplacement de la seule pièce en cause |
Le mortier n’a rien d’interdit, et un faîtage scellé en bon état peut rester tel quel. La question se pose quand il faut le refaire sur toute sa longueur.
Pourquoi l’air doit pouvoir sortir
Une couverture en tuiles ne fait pas qu’arrêter la pluie. Sous les tuiles, une lame d’air circule : elle entre par le bas du toit et ressort par le haut.
Avec un faîtage à sec, la sortie haute passe par le closoir. Selon la FFB, ces closoirs servent à évacuer l’air de l’espace situé sous les tuiles, et ils participent aussi à la protection contre l’eau. Avec un faîtage scellé, demandez par où l’air ressort.
Un closoir se choisit selon la tuile
Le closoir n’est pas une bande passe-partout. Il en existe en matériaux de synthèse, en zinc ou en plomb, souples ou rigides. Il doit épouser le relief de la tuile : un closoir trop plat pour une tuile très galbée laisse des jours.
Pour s’y retrouver, la certification des closoirs ventilés, nommée QB 35 et gérée par le CSTB, classe les produits selon trois critères :
- GLe galbe : quatre classes, de G0 pour les tuiles plates à G3 pour les plus galbées. Le closoir doit convenir à la classe de la tuile.
- EL’eau : deux niveaux de performance ; le plus exigeant vise les toits exposés au vent ou placés dans une situation particulière.
- VLa ventilation : la quantité d’air que le closoir laisse passer, exprimée en cm² par mètre de faîtage.
Cette certification reste volontaire pour le fabricant. Sur un devis, il est donc utile de demander quel closoir est prévu, et s’il convient à la tuile en place.
Un faîtage refait à sec, étape par étape
Voici l’ordre d’une réfection quand on passe à la pose à sec. Les photos viennent des chantiers de Cam Couverture, sur tuiles mécaniques.
- DéposeLes anciennes faîtières sont retirées, avec leur mortier s’il y en a, jusqu’aux bois.
- ContrôleLe faîte ouvert, on voit les liteaux et l’isolant du comble. Un bois abîmé se remplace à ce moment-là.
- SupportUne lisse en bois est fixée le long du faîte : elle porte les faîtières à la bonne hauteur.
- ClosoirLe closoir est déroulé sur la lisse, et ses deux bords sont plaqués sur les tuiles de chaque versant.
- FaîtièresElles sont posées en se recouvrant, puis fixées une à une. Les extrémités du faîtage se ferment avec les pièces prévues pour la tuile.

Les signes qu’un faîtage demande une visite
Inutile de monter sur le toit pour s’en rendre compte. Regardez depuis le sol, avec des jumelles, puis depuis le comble, avec une lampe :
- des morceaux de mortier dans la gouttière ou au pied du mur ;
- une faîtière déplacée, fendue, ou qui n’est plus alignée avec ses voisines ;
- sur un faîtage à sec, un closoir déchiré ou décollé des tuiles ;
- dans le comble, une trace d’humidité sous le faîte, sur les bois ou l’isolant.
Un de ces signes ne veut pas dire qu’il faut tout refaire. Il veut dire qu’un couvreur doit regarder de près.
Votre faîtage, autour de Montaigu-Vendée
Cam Couverture reprend des faîtages sur les toits en tuiles autour de Montaigu-Vendée, jusqu’aux Herbiers. La rénovation de toiture a sa propre page, et les photos de ce chantier sont dans nos réalisations. Pour un faîtage qui s’abîme, appelez le 06 60 14 35 01 ou décrivez-le dans le formulaire : dites s’il est scellé ou posé à sec, et ce que vous voyez dans le comble.
Vos questions sur le faîtage
- Peut-on passer d’un faîtage au mortier à un faîtage à sec ?
- Oui. On dépose les faîtières et le mortier jusqu’aux bois, on pose la lisse et le closoir, puis des faîtières adaptées à la tuile en place. Les anciennes ne se reposent que si elles sont saines et compatibles avec la pose à sec.
- Un faîtage à sec laisse-t-il passer la pluie ?
- Il est conçu pour l’arrêter : selon la FFB, le closoir participe à la protection à l’eau du faîtage. Encore faut-il qu’il convienne au galbe de la tuile et, sur un toit exposé au vent, au niveau d’eau le plus exigeant.
- Une faîtière cassée oblige-t-elle à tout refaire ?
- Non. Une faîtière seule se remplace. Une reprise complète se discute quand le mortier se décolle sur toute la longueur, ou quand les bois du faîte sont à changer.
- Et l’arêtier ?
- Même choix : la FFB cite le faîtage et l’arêtier « à sec », avec un closoir adapté. Les signes à surveiller sont les mêmes.

